Le pasteur
“Les protestants ne sont pas très nombreux en région Bretagne, à peine 10 000 sur 800 000 au total en France !”, explique Pascal Braems le pasteur de Ploërmel. Leur lieu de culte est appelé un temple, là où les adeptes sont plus nombreux. Le monde protestant se caractérise par la sobriété et la simplicité. Il n’empêche que les 35 Ploërmelais de confession protestante apprécient le déménagement de leur église, qui a troqué la maison particulière de la rue St-Michel, pour un 50m2 rue des Francs Bourgeois, plus spacieux et avec vitrine. Installé depuis fin novembre, le pasteur accueille les fidèles de 2 religions au fondement chrétien : les protestants et les évangéliques. L’église est rattachée à la Fédération des Eglises Evangéliques Baptistes de France (FEEBF), au Conseil National des Evangéliques de France (CNEF) et à la Fédération Protestante de France (FPF).
“On ne naît pas chrétien, on le devient !”, estime Pascal Braems, 59 ans. Né dans une famille de parents catholiques, Pascal reçoit un enseignement catholique. Il est marié à Isabelle qui est sans religion. Le jeune couple a du faire face à une épreuve personnelle très difficile à gérer. La famille se tourne alors vers le protestantisme, car elle y trouve plus de proximité, plus de dialogue et un vrai réconfort. En 1983, Pascal est baptisé protestant, par immersion et raconte son parcours. “Soit, on fait 3 années d’études bibliques, soit, comme moi, on suit des formations et des stages temporaires.”
Pascal Braems exerce un métier à temps plein, technicien territorial. Il est pasteur bénévole au sein de l’église protestante, une vocation avant tout.
“Je faisais partie de l’équipe pastorale à Béganne et j’étais pasteur à l’église évangélique baptiste de Muzillac, quand des personnes de Ploërmel venaient assister au culte du dimanche. Ils avaient beaucoup de kilomètres à parcourir. Je suis venu à Ploërmel, rue St-Michel en 2016, pour répondre à un besoin”, relate-t-il. Cette année, l’accent a été mis plus sur le culte du dimanche précédent Noël, que sur Noël lui-même, pour limiter les rapprochements et les contaminations au covid, parce que “Noël est habituellement festif avec des réunions et des prises de repas en commun. Il a un côté fraternel et convivial, qui ne pouvait être envisagé cette année !”